Coaching Dirigeant Paris Coach de dirigeant

Coaching de dirigeant financé par l’entreprise : ce que ça change à la confidentialité

C’est souvent la première inquiétude d’un dirigeant dont l’accompagnement est financé par son entreprise, ou par un actionnaire : si ce n’est pas moi qui paie, qui va savoir ce que je dis en séance ? La réponse tient à un dispositif que le secteur appelle le contrat tripartite, et à une règle de confidentialité qui ne varie pas selon qui finance.

Trois parties, pas deux

Dès qu’une entreprise finance un coaching de dirigeant, trois parties coexistent : le coach qui réalise la mission, le commanditaire (l’entreprise, représentée par un sponsor, un actionnaire ou une direction des ressources humaines) qui la finance, et le bénéficiaire qui suit l’accompagnement. Ce n’est pas une obligation légale, mais c’est fortement recommandé dès que l’entreprise finance la mission, précisément pour éviter les malentendus sur qui sait quoi.

Ce qui est partagé, et ce qui ne l’est jamais

La règle de fond, reprise par les codes déontologiques du secteur (ICF notamment), est simple à énoncer et stricte dans son application : le contenu détaillé des séances n’est jamais partagé sans l’accord du dirigeant coaché. Ce qui peut être communiqué au commanditaire, selon les termes fixés en amont, ce sont les objectifs généraux de la mission et son avancement, jamais le détail de ce qui s’est dit, jamais une phrase sortie de son contexte.

Pourquoi cette clarification se fait avant la première séance

Un accompagnement qui démarre sans que ces règles soient posées expose à deux risques opposés : soit le dirigeant s’autocensure par crainte que tout remonte à sa direction, ce qui vide le coaching de son utilité ; soit le commanditaire se sent tenu à l’écart d’une mission qu’il finance, ce qui fragilise la légitimité de l’accompagnement en interne. Le contrat tripartite, posé dès le diagnostic de départ, évite les deux écueils en nommant explicitement ce qui circule et ce qui ne circule pas.

Le financement, concrètement

Deux voies principales existent pour qu’une entreprise finance le coaching de son dirigeant : le plan de développement des compétences, ou un contrat de professionnalisation pour un dirigeant entrant. Pour une TPE ou une PME, l’OPCO de branche peut prendre en charge tout ou partie du coût, les règles précises varient d’un OPCO à l’autre, et se vérifient directement auprès de l’organisme concerné plutôt que sur la base d’un taux affiché sans source.

Ce cadre de confidentialité s’applique de la même façon, que l’accompagnement soit mené avec un seul dirigeant ou avec toute une équipe de direction financée collectivement.

Une situation à décrire ? Le premier échange sert à la cerner, sans engagement.

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