Le coaching de dirigeant n’étant pas une profession réglementée en France, n’importe qui peut se présenter à vous comme coach, sans diplôme obligatoire ni inscription à un ordre. Vous le vivez sans doute comme un problème. Il se règle en sachant quoi regarder à la place d’un diplôme. Les critères existent, ils ne sont simplement pas académiques.
Choisir votre coach de dirigeant : les vrais critères
Le RNCP ne suffit pas de repère
La toute première certification officielle du métier, « Coach professionnel » (RNCP31179), est inactive depuis le 7 août 2021. Plusieurs organismes ont depuis fait enregistrer de nouvelles fiches sous le même intitulé, à des numéros différents : le RNCP se renouvelle en continu et chaque fiche a une durée de validité limitée. Ces titres existent, mais ils appartiennent à l’organisme qui les délivre. Si vous voyez « certifié RNCP » sur une page, demandez lequel et par qui : c’est l’organisme qui vous renseigne.
Ce qui a pris sa place : les fédérations professionnelles
Le marché s’est professionnalisé sans que la loi l’y oblige, et ce sont les fédérations vivantes du secteur qui vous servent de repère : ICF (International Coach Federation), EMCC (European Mentoring & Coaching Council), et SFCoach/SFAPEC en France. Elles délivrent des accréditations et publient des codes déontologiques. C’est une exigence de marché, pas une obligation légale, mais c’est aujourd’hui le signal le plus solide dont vous disposiez. Demandez-le, on doit vous répondre sans hésiter.
Le code déontologique, un critère concret à vérifier
L’accréditation ne suffit pas : vérifiez que votre interlocuteur applique vraiment ce qu’elle suppose. Trois signes vous le diront. Il vous annonce la confidentialité dès le premier échange, sans que vous ayez à la demander. Il pose clairement qui fait quoi, y compris le rôle de votre financeur s’il y en a un. Et il sait dire non : quand une demande relève du soin, il vous oriente vers un médecin au lieu de la traiter lui-même. Ce troisième signe est le plus rare, et c’est le plus parlant.
Le format, avant le nom
Dernier critère, celui que vous sous-estimerez sans doute : votre coach doit correspondre au format que vous cherchez. Quelqu’un d’excellent en tête-à-tête n’a pas forcément mené un travail collectif avec un comité de direction, et l’inverse est vrai aussi. Annoncez donc votre format dès le premier échange, tête-à-tête, comité ou transition. Vous éviterez le généraliste qui découvrirait le sujet en même temps que vous, à vos frais.
C’est exactement ce que nous regardons en premier quand vous nous écrivez, que votre demande porte sur un suivi personnel ou sur une prise de poste à préparer.
Vous avez un sujet en tête ? Écrivez-nous trois lignes. Le premier échange sert à le cerner, et il ne vous engage à rien.
Parler à un coach